Jour. Académique
Le samedi matin précédant la plantation, Compagnons, mannequins et Poepedroegers, Buumdroegers, Musiciens et Gardevils, accompagnés de quelques amis et sympathisants, se dirigent vers l’Hôtel de Ville de Bruxelles pour la séance académique, inscrite au programme depuis les années 70.
C’est la journée par excellence pour les acteurs du Meyboom et leurs amis et symphatisants.
Déjà, comme l’avant-veille, les dames présentes au point de ralliement ont reçu un oeillet rouge ou blanc. Ce qui reste de fleurs est mis dans la charrette à bras qui précède la fanfare et les géants et seront offerts à d’autres dames rencontrées en chemin. L’éclectisme du cortège et la danse enjouée des géants ne laissent pas de susciter étonnement et ravissement parmi les touristes…
Chaque mannequin est, en règle générale, animé par trois porteurs qui se succèdent de loin en loin pour les faire virevolter et qui amènera bientôt la Joyeuse bande sur la Grand-Place. Parmi les porteurs de géants certains se détachent du groupe pour, le tronc à la main, solliciter la générosité des passants et des badauds au profit de la restauration du patrimoine du Meyboom.
Les voici maintenant parvenus dans la cour d’honneur de l’Hôtel de Ville, où les géants stationnent pendant que, dans la salle du Collège, le Président et le Bourgmestre remettent conjointement plusieurs médailles de la Ville de Bruxelles aux membres méritants ou à des personnes ayant aidé la Confrérie à des titres divers.
Un vin d’honneur est servi, puis le cortège part vers la rue de l’Étuve, pour un hommage à Manneken-Pis. Les touristes s’y bousculent, au point que, par mesure de précaution, les porteurs doivent former un cercle autour des géants, qui dansent aux pieds du petit Julien.
Après une courte pause passée à se restaurer ou à se désaltérer dans les estaminets voisins, la petite troupe s’ébranle à nouveau sur le coup de deux heures, cette fois en direction de la place Rouppe au local des Gardevils. Avant cela, un petit arrêt est prévu devant la statue de Madame Chapeau ou les plus dévoués lui donnent un petit bisou.
Plus tard, on repart vers la place Sainte-Catherine, où nous sommes accueillis au centre culturel «De Markten», point final du périple. Des sandwiches sont offerts aux participants, nos amis de l’Ordre du Bloempanch nous gâtent avec leur spécialité et on peut en outre y déguster les gueuze, faro et autre lambic qu’y débite joyeusement une confrérie amie : l’Ordre du Faro.
Animée par la fanfare du Meyboom, l’après-midi – agrémentée, jusqu’en 1996, par l’élection d’une Miss Meyboom aussi peu orthodoxe que la séance de presse – se terminera, plus tard, par des danses et des farandoles.
Mais qu’on ne s’y trompe pas. Si tout, jusqu’ici, s’est passé dans la bonne humeur, l’attitude et les propos des acteurs de la fête tendent à montrer que chacun est pleinement conscient du rôle qui lui incombe dans l’accomplissement de la tradition.



